Prévoyance chirurgien-dentiste :
protéger vos revenus au-delà de la CARCDSF
Chirurgien-dentiste ou sage-femme libérale : votre caisse verse des prestations forfaitaires qui ne tiennent compte ni de votre revenu réel, ni des charges de votre cabinet — plateau technique, assistante, leasing. Et votre outil de travail, c'est votre dextérité : une main abîmée peut suffire à interrompre votre exercice sans ouvrir droit à la rente obligatoire.
Qui vous indemnise, et quand ?
Depuis juillet 2021, la CPAM couvre les 90 premiers jours d'arrêt des professions libérales. La CARCDSF prend ensuite le relais avec un forfait journalier.
Le point clé : votre dextérité est votre outil de travail
Un canal carpien, une rhizarthrose du pouce ou une épaule opérée peuvent rendre la pratique au fauteuil impossible — tout en laissant un taux d'invalidité « fonctionnel » faible. Sans barème professionnel évaluant votre capacité à exercer votre métier, votre contrat peut ne presque rien verser. Voir notre analyse des barèmes professionnels et T/66.
Quatre risques que la CARCDSF ne couvre pas
L'invalidité partielle
La rente obligatoire est réservée à l'invalidité totale. Une perte partielle de dextérité qui réduit — sans interrompre — votre activité n'ouvre aucun droit. Un contrat complémentaire avec barème professionnel, formule T/66 et seuil de déclenchement bas (15-16 %) comble ce vide.
Un forfait déconnecté du revenu
113,22 €/j à partir du 91ᵉ jour, quand le revenu journalier d'un cabinet dentaire se situe fréquemment entre 300 et 600 €. Des IJ complémentaires forfaitaires, fixées à la souscription, maintiennent votre niveau de vie sans contrôle de revenus au moment du sinistre.
Les charges du cabinet continuent
Leasing du plateau technique, salaire de l'assistante dentaire, loyer, URSSAF, cotisations CARCDSF : les charges fixes d'un cabinet dentaire sont parmi les plus élevées des professions libérales. La garantie frais généraux professionnels les couvre pendant l'arrêt.
Une protection décès très limitée
19 605 € de capital obligatoire en 2026 : face à un emprunt professionnel, un crédit immobilier et des études à financer, le compte n'y est pas. Un capital décès complémentaire et une rente éducation protègent réellement votre famille.
Ce qu'un contrat de prévoyance dentiste doit prévoir
Ces critères sont détaillés sur notre page Prévoyance TNS. Voir aussi la mutuelle TNS pour la partie santé.
Cotisations déductibles avec la loi Madelin
Les cotisations d'un contrat de prévoyance Madelin sont déductibles de votre revenu professionnel imposable : 3,75 % du revenu + 7 % du PASS, dans la limite de 11 534 € en 2026 (plafond commun prévoyance + mutuelle santé), sous condition d'être à jour de vos cotisations obligatoires.
Prévoyance chirurgien-dentiste : vos questions
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